Si on peut lui donner une définition, le « clickfunding » permet à l’internaute de participer à un projet d’un simple clic, mis au monde par la startup Bassita (simple, en arabe),en août 2014 par deux jeunes trentenaires venus de France et installés au Caire, Alban de Ménonville et Salem Massalha.

Ce concept se présente comme étant un intermédiaire entre un sponsor et un utilisateur des réseaux sociaux souhaitant apporter son aide à un phénomène humain.

En février, la jeune mère Aaz Menhom a bénéficié des clics de la start-up, dans le cadre d’un projet d’adduction de l’eau courante, qui devait demander de l’aide dix fois par jour avec un seau aux voisins. Aujourd'hui, grâce aux clics d'internautes, elle a enfin un robinet dans sa cour, « C’est un don du ciel », Exprime Aaz Menhom, 27 ans.

Fin 2014, en partenariat avec un opticien du Caire, Bassita a décidé d’aider les brodeuses d’un village dans le Fayoum, dépourvues d’assurance maladie. La moitié d’entre elles ont des problèmes de vue mais n’ont pas les moyens pour une consultation chez un ophtalmologue ou de s’acheter une paire de lunettes. Bassita a alors créé un clip de campagne et passé un accord avec une marque d’optique : si la vidéo dépasse les 10 000 vues, la marque s’engage à offrir 1 000 paires de lunettes à ces femmes.

 

Pour conclure, tout le monde est gagnant, et le « clickfunding » n’en est qu’à ses débuts mais tout porte à croire que ce concept a de l’avenir. Il a déjà reçu trois prix dont celui de la fondation Ebticar Media, récompensant chaque année les dix meilleurs projets du monde arabe, et le plus important était en 2015 le prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique.